‘De l’art à l’Ourcq’ : canal #StreetArt entre Bobigny et Stalingrad

Vous l’aurez probablement déjà remarqué, ce site dispose d’une section « photos » où vous pourrez trouver des aperçus de mes albums Flickr. L’objet de ce petit billet est de vous signaler la mise à jour de l’album « Street Art » avec des prises de vues le long du canal de l’Ourcq, entre le parc départemental de la Bergère à Bobigny et la Rotonde de Stalingrad dans le 19e arrondissement de Paris.

 

Haut lieu historique de « l’art urbain », le canal de l’Ourcq est l’objet de manifestations estivales depuis 2011. En 2012, le projet « EDIFICE 2012 » fédéra plusieurs artistes – le collectif PoDaMa (pour ArtOf PopofDa CruzMarko 93) en particulier mais pas seulement – pour recouvrir le « bâtiment des douanes de Pantin » (dont le nom exact était « bâtiment des Magasins généraux de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris« ). Le bâtiment est désormais en pleine réhabilitation mais il subsiste quelques trace des œuvres réalisées à cette occasion ici ou

 

En 2013, c’est le projet « Inside Out » de JR qui fut à l’honneur à l’occasion d’« Ourcq mon amour » le canal se couvrant, entre Pantin et La Rotonde, des portraits noir et blanc qui ont pu être observés un peu partout dans le monde depuis quelques années.

Cette année, pour « de l’Art à l’Ourcq« , ce sont les œuvres d’une une trentaine d’artistes (voir ici la liste et quelques infos sur chacun) qui sont « exposées » entre Aulnay-sous-Bois et Stalingrad. L’intérêt de ce parcours est qu’il permet d’observer non seulement les œuvres réalisées spécialement pour cet événement le long du canal, mais aussi des réalisations plus « sauvages ». Voici donc un petit aperçu en photos :

Petit rappel, pour consulter la totalité des prises de vue et profiter de plusieurs qualités/formats de téléchargement, mieux vaut vous rendre directement sur Flickr

Licence Creative Commons
Ces photos sont mises à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International

 

Source de la carte et infos pratiques supplémentaires

Edit. du 25-08-14

TZCJe profite de ce billet pour vous renvoyer à des ressources non seulement utiles mais intéressantes. D’abord, les publications de @Jean_no sur le graffiti : sur les questions de droit d’auteur notamment. Il y explique ses déboires suite à la mise en ligne, sur Wikicommons, de certaines de ses archives photos qui avaient pu servir à illustrer des articles Wikipedia (voir, sur ce même sujet, ce billet par @Jastrow75) mais aussi sur ses expériences en tant que « spray » au sein de la Twilight Zone Crew (voir aussi ici).

Ensuite, le site de « Seth » dont j’avais déjà rencontré plusieurs fois les œuvres dans la rue et dont j’ai découvert un peu plus largement les travaux grâce aux recherches faites suites à cette petite balade. Outre son site, je vous recommande les petites vidéos plus bas (une interview faite à l’occasion de la parution d’Extramuros, sur lequel je vous recommande ce billet « AllcityBlog » et un portrait réalisé plus récemment par Estelle Beauvais – voir aussi ici) ainsi que ses reportages pour les « nouveaux explorateurs » de Canal+ (voir aussi ici)

 

J’y ajoute, enfin, cette petite remarque à propos de plusieurs des clichés que vous trouverez dans le portfolio estampillés « art against poverty » sur la base de visuels très efficaces associés à des slogans jouant sur de grande marque de luxe ou sur twitter. J’avais légèrement « tiqué » sur la contradiction entre le message du graff et le fait de vendre ces mêmes œuvres en lignes sur papier kraft moyennant 150€… non parce que la commercialisation du street art me poserait le moindre problème, mais parce que la contradiction (l’hypocrisie ?) entre le message et son exploitation me semblait ici un peu (trop) flagrante…
Si je le mentionne ici, c’est parce que les billets précités de @Jean-no à propos des questions de droit d’auteur ont de quoi laisser songeur face à une situation ou je pourrais être sommé de retirer du web la photographie d’un graff agrémentant illégalement un bâtiment public (quai de la Loire, sur le côté de la base nautique de la Villette) et, surtout, détournant – sans autorisation – une marque déposée (en droit, si je ne me trompe pas, il y aurait donc contrefaçon). En gros, si ce n’était l’artiste, c’est le média social qui pourrait me faire la demande d’un retrait ! Cela fait réfléchir… mais, bien heureusement, vous n’êtes pas assez nombreux à visiter ce site pour que la question ne soit autre que théorique !

Edit. du 29-03-15 : Jetez donc aussi un œil au billet de Véronique Servat sur sa propre promenade : « La bombe humaine : promenades photographiques le long du canal de l’Ourcq » (lien que je croyais avoir ajouté dès sa publication en septembre 2014…)

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