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Direction de numéros de revues

 

Diacronie_num10« Digital History. La storia nell’era dell’accesso » (co-direction avec Elisa Grandi et Deborah Paci), Diacronie. Studi di storia contemporanea, n°10, giugno 2012.

Dossier thématique concernant « l’histoire numérique à l’heure du libre accès ». Les contributions, en anglais, italien et espagnol, portent sur des outils informatiques spécifiques (systèmes d’information géographiques, bases de données, gestion de données bibliographiques), des ressources numériques particulières (concernant l’histoire économique, l’antiquité classique ou l’histoire environnementale) mais aussi des réflexions plus globales sur les des transformations du métier d’historien à l’ère numérique.

Contributions publiées dans ce dossier : avec Elisa Grandi, j’ai co-rédigé la note introductive, parue en italien dans la revue et en français sur Devenir historien-ne, et nous avons réalisé un entretien avec Claire Lemercier, « Ce que le numérique fait à l’historien.ne », qui a répondu à nos questions concernant les transformations du métier d’historien.ne liées au développement des « outils numériques », aux possibilités offertes par le libre accès, le travail collaboratif, etc. Avec Franziska Heimburger, nous avons publié une version anglais de notre article paru en 2011 à la Revue d’histoire moderne et contemporaine (voir infra).

 

Articles dans des revues à comité de lecture

 

 

cover_issue_59_fr_CAStatistique des fonctionnaires et histoire de l’État par ses effectifs (France, 1850-1950), Statistique et société, vol. 4 n°1, mai 2016, pp. 45-4.

 

Résumé : Pour faire l’histoire d’une statistique, on se contente parfois d’en repérer les origines et les modalités en se référant aux travaux des statisticiens eux mêmes,et aux archives des organismes statistiques.

Émilien Ruiz plaide pour une conception plus large des archives de la statistique, imposant le recours à une documentation sur « les usages, les non-usages et les usages détournés ».

Il illustre ce point de vue en relatant la réception et la postérité de l’« Essai de recensement des employés et fonctionnaires de l’Etat » publié en 1896.

 

 

GEN_099_L204« Quantifier une abstraction ? L’histoire du « nombre des fonctionnaires » en France », Genèses, 99, juin 2015, pp. 131-148

 

Résumé : En partant des tentatives de dépassement du débat publié sur « l’anachronisme des séries longues » par Genèses en 1992, cet article vise à présenter le cadre analytique mobilisé pour prendre la mesure de l’abstraction « nombre des fonctionnaires » en France entre le milieu du 19e siècle et le milieu du 20e siècle.

À travers une approche « reconstructionniste », il s’agit de proposer un dépassement des oppositions courantes entre démarches qualitatives et quantitatives ou entre fétichisme positiviste et rejet constructiviste des matériaux quantitatifs en sciences sociales.

Un billet annexe à l’article (graphique animé + figures en couleur) est accessible sur Penser/Compter.

 

Rhmc_2011suppl« Faire de l’histoire à l’ère numérique : retours d’expériences » (avec Franziska Heimburger), dans Nicolas Delalande et Julien Vincent (dir.), « Le métier d’historien à l’ère numérique : nouveaux outils, nouvelle épistémologie ? », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 58-4bis, supplément 2011, pp. 70-89.

→ version anglaise : « Has the Historian’s craft gone digital? Some observations from France« , dans Elisa Grandi, Deborah Paci et Emilien Ruiz (dir.), « Digital History. La storia nell’era dell’accesso », Diacronie. Studi di storia contemporanea, n°10, 2012.

 

L’usage de l’informatique dans les recherches historiques est loin de constituer une nouveauté des années 2000. Après les premiers balbutiements mécanographiques des années 1950, c’est presque une révolution informatique que la discipline historique a connu entre la fin des années 1960 et les années 1980. Les transformations opérées au cours des dix dernières années, à la faveur de ce qu’il est convenu d’appeler le passage à « l’ère numérique », ont fait de l’ordinateur et des ressources auxquelles il donne accès via Internet un instrument indispensable à tout chercheur. De la prospection documentaire à l’écriture de l’histoire, le temps où il était possible à un historien de refuser l’usage de l’informatique est bel et bien derrière nous. Après un retour d’expériences en forme de bilan de nos activités de médiation (enseignement et blogging scientifique), nous proposons une typologie des principales évolutions qui affectent les pratiques historiennes. Sur cette base, nous concluons cet article par quelques propositions relatives à la formation des historiens.

 

Sociotrav« Compter : l’invention de la statistique des fonctionnaires en France (années 1890 – 1930) », dans Philippe Bezes et Odile Join-Lambert, « Comment se font les administrations », Sociologie du Travail, 52(2), avril-juin 2010, pp. 212-233.

Cet article propose d’étudier l’invention de la statistique des fonctionnaires dans la France des années 1890–1930. Construite aux marges de l’État, cette mesure est alors le fruit de logiques militantes et/ou professionnelles, assez largement désynchronisées de l’élaboration ou la mise en œuvre de politiques de réduction des effectifs.
Trois phases se succèdent : à l’aube du XXe siècle, on compte d’abord les fonctionnaires pour dénoncer le « fonctionnarisme » et la « dépopulation » ; au cours de la décennie qui précède la Grande Guerre, il s’agit surtout de promouvoir une expertise statisticienne ; dans l’entre-deux-guerres, enfin, de fortes compressions sont mises en œuvres, alors que la statistique des fonctionnaires est mise entre parenthèses. Une focalisation sur cette période, par une approche soucieuse des modalités de fabrication et d’usage du nombre des fonctionnaires, permet d’éclairer sous un nouveau jour un discours persistant, et néanmoins paradoxal : on ignorerait combien il y a de fonctionnaires en France, tout en affirmant qu’ils sont trop nombreux.

 

Chapitres d’ouvrages

arton2792-da0d4« Réformer l’État pour gouverner la société » dans Patrick Le Galès & Nadège Vézinat (dir.), L’État recomposé, Paris, PUF, coll. « La vie des idées », 2014, pp. 47-57.

Reprise du compte rendu publié par La vie des idées en novembre 2009. Premières lignes : Érigée en priorité par Nicolas Sarkozy dès le début de son mandat, la réforme de l’État est devenue une ardente nécessité gouvernementale. Les années 2000 ont ainsi vu les acronymes (LOLF, NPM, RGPP, etc.) et incantations néo-managériales (benchmarking, performance, incitation, etc.) s’imposer sur la scène politique et médiatique.

La question, en réalité, n’est pas totalement nouvelle. Des Employés de Balzac aux Ronds de cuir de Courteline, l’ancienneté des critiques de l’administration ne fait aucun doute. Pourtant, malgré le renouveau de l’histoire et de la sociologie de l’État, la rareté des travaux sur les réformes de l’administration française reste frappante.

 

Comptes rendus d’ouvrages et de revues

CR_LeGacOllivierSpina« Si la France m’était comptée… », La vie des idées, 31 août 2015. [À propos de Julie Le Gac, Anne-Laure Ollivier, Raphaël Spina, sous la direction d’Olivier Wieviorka, La France en chiffres de 1870 à nos jours, Paris, Perrin, 2015]

 

Premières lignes : Réalisé par Julie Le Gac, Anne-Laure Ollivier et Raphaël Spina, La France en chiffres est d’abord une prouesse documentaire. Il faut en effet d’emblée saluer cette entreprise éditoriale menée sous la direction d’Olivier Wieviorka, visant à produire « un panorama statistique aussi complet que possible de la France du grand XXe siècle » (p. 7).

Les auteurs l’annoncent dès l’avant-propos : le premier objectif de ce livre était de faire gagner du temps aux enseignants et, par extension, aux chercheurs, journalistes, étudiants et « à tous ceux que l’histoire de France passionne ». Qui n’a pas fait l’expérience, à l’heure des big et open data, des difficultés à…

 

CR_Capuano« La politique familiale, invention de Vichy ? », La vie des idées, 28 mars 2011. [À propos de Christophe Capuano, Vichy et la famille. Réalités et faux-semblants d’une politique publique, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2009]

 

Premières lignes : Encore un livre sur Vichy et la famille ? Le titre pourrait éloigner le lecteur pour qui tout aurait été dit sur la politique familiale de l’État français. Le sous-titre retiendra les curieux, et intéressera tous ceux qui considèrent que le rôle des sciences sociales n’est pas uniquement d’étudier les discours, au risque de les confondre avec la réalité, mais de les confronter aux pratiques.

Ainsi, l’ouvrage de Christophe Capuano, version remaniée d’une thèse de doctorat en histoire soutenue en 2008 à l’université de Bourgogne, nous invite à réviser ce que nous pensions savoir de la famille sous Vichy.

 

CR_TouchelayVerheyde« Chiffres et décisions », Cahiers Jaurès, n°193-194, juillet-décembre 2009, pp. 158-160. [À propos de Béatrice Touchelay et Philippe Verheyde (dir.), La genèse de la décision. Chiffres publics, chiffres privés dans la France du XXe siècle, Pompignac près Bordeaux, Bières, 2009]

 

Premières lignes : La rencontre entre histoire (de la statistique, de l’État ou encore des entreprises) et sciences de gestion, ne va pas de soit dans le paysage actuel de la recherche en sciences sociales. C’est pourtant le pari qu’ont fait Béatrice Touchelay et Philippe Verheyde en organisant, entre 2006 et 2008, les trois journées d’études qui sont à l’origine de La genèse de la décision.

Sur un terrain tant privé que public, s’y trouvent ainsi mêlées des préoccupations qui ne se croisent que très rarement : celle du « chiffre », de sa production à ses usages sociaux ; et celle de la « décision », en tant que processus politique ou économique.

 

CR_Bezes« Réformer l’État pour gouverner la société », La vie des idées, 02 novembre 2009. [À propos de Philippe Bezes, Réinventer l’État. Les réformes de l’administration française (1962-2008), Paris, PUF, coll. « Le lien social », 2009]

 

Premières lignes : Érigée en priorité par Nicolas Sarkozy dès le début de son mandat, la réforme de l’État est devenue une ardente nécessité gouvernementale. Les années 2000 ont ainsi vu les acronymes (LOLF, NPM, RGPP, etc.) et incantations néo-managériales (benchmarking, performance, incitation, etc.) s’imposer sur la scène politique et médiatique.

La question, en réalité, n’est pas totalement nouvelle. Des Employés de Balzac aux Ronds de cuir de Courteline, l’ancienneté des critiques de l’administration ne fait aucun doute. Pourtant, malgré le renouveau de l’histoire et de la sociologie de l’État, la rareté des travaux sur les réformes de l’administration française reste frappante.

 

CR_Boulat« À propos de Régis Boulat, Jean Fourastié, un expert en productivité : la modernisation de la France (années trente – années cinquante), Besançon, PUFC, 2008 », Vingtième siècle, 103, juil.-sept. 2009, p. 272-273.

 

Premières lignes : Version remaniée d’une thèse de doctorat d’histoire soutenue en 2006 à l’Université de Franche-Comté, l’ouvrage de Régis Boulat apporte une contribution significative à l’histoire économique et politique du second 20e siècle. Il s’agit, en effet, de la première biographie de l’inventeur des Trente Glorieuses : le parcours d’un Jean Fourastié qui fut à la fois « expert, vulgarisateur et professeur » (p. 264) y est retracé des années 1930 à 1950.

Mais ce n’est pas le seul but de l’ouvrage. En s’inscrivant dans une démarche d’histoire intellectuelle, qui fait explicitement référence aux travaux fondateurs de Jean-Claude Perrot, Régis Boulat annonce dès l’avant-propos que « le but n’est pas l’homme, le milieu et l’œuvre, mais un ensemble illimité d’interactions entre ces niveaux » (p. 27). Le pari est réussi.

 

CR_Geneses« L’administration au travail », La vie des idées, 26 février 2009. [À propos de « L’observation historique du travail administratif », Genèses. Sciences sociales et histoire, n°72, septembre 2008]

 

Si, à l’aube des années 1990, l’État restait « une sorte de non-objet historique » [1], depuis près de vingt ans les chercheurs en sciences sociales ont renouvelé les approches et les objets d’une histoire aujourd’hui en pleine expansion.

Ce renouvellement relève d’abord d’une prise de conscience des historiens : « C’est par l’examen des pratiques administratives et des représentations que se font de leur mission les agents de l’État que l’on peut saisir le sens de leur action ». Il est ensuite le fruit d’une redécouverte de l’État par une science politique française qui fut longtemps « oublieuse de l’administration publique »

 

CR_OfferleRousso« Histoire et science politique. Les pratiques de l’interdisciplinarité », La vie des idées, 27 novembre 2008. [À propos de Michel Offerlé et Henry Rousso (dir.), La Fabrique interdisciplinaire. Histoire et science politique, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2008]

 

« Je ne suis pas certain d’être un bon historien, mais je suis sûr de ne pas être un bon économiste ». En 1990, Bernard Lepetit illustrait par cette phrase le fait qu’une « discipline ce n’est pas seulement un mode de structuration de la réalité décrite », mais c’est « également un métier, c’est-à-dire un ensemble de procédures éprouvées qui constituent une première garantie d’un discours cohérent ». Il proposait ainsi de définir l’interdisciplinarité comme « un processus maîtrisé d’emprunts réciproques, entre les différentes sciences de l’homme, de concepts, de problématiques et de méthodes pour des lectures renouvelées de la réalité sociale »

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